
28/12/12, soutenance de la thèse de Faïza Naït Bouda à Grenoble
« Les pigistes sont des passeurs, des éclaireurs d’un champ en re-configuration profonde, celui de la presse et des médias« . Je n’ai pas boudé mon plaisir en entendant hier ces doctes chercheurs avancer que la pige pourrait être un lieu d’expérimentation. Entre les journalistes staffés, sommés de produire toujours plus rapidement, avec toujours moins de moyens et donc moins de terrain, et les correspondants de presse, les « blogueurs journalistes », les « citoyens journalistes », les journalistes pigistes se situent dans un entre deux : toujours proches du terrain, reliés encore à des rédactions : les légitimes. Ils se situeraient dans une frange entre les « légitimes » et les « illégitimes » de l’information.
« Au Québec, la précarité des journalistes est déjà convertie en indépendance et en créativité » remarque François Demers membre du Jury et Professeur au département d’information et de communication de l’Université Laval – Québec – Canada. Précarité rime avec créativité au Québec, et en France, avec quoi rime précarité ? Lire la suite →