Avec Nathalie Barret et Elise Plissoneau, compte rendu de l’Atelier Lyon PIGES sur les métiers de la presse, mardi 6 décembre à l’Atelier des Médias. L’observatoire des métiers de la presse à construit une cartographie des métiers.
Comment lire cette cartographie
Il y a deux entrées :
- 1ère entrée : par grand domaine (différentes activités) 7 domaines, et dans chaque domaine on décrit les activités.
- 2nde entrée : les métiers, ils se construisent par agrégation d’activités qui viennent de différents domaines. Les métiers sont à cheval sur plusieurs domaines, ils se construisent par brique de compétences, se recomposent en fonction des réorganisations, des lectorats qui bougent.
Un espace personnel pour faire le point sur sa trajectoire
L’espace personnel permet de réécrire son propre parcours et son propre métier avec les différentes compétences acquises au fil de l’expérience. C’est un outil de réflexion sur les parcours professionnels. On peut utiliser cette cartographie pour reconstruire son parcours et élaborer un passeport, en récrivant son expérience et distinguer dans sa trajectoire les compétences acquises.
L’enquête menée en 2011
L’enquête : l’Observatoire des Métiers de la Presse écrite à composé une douzaine de groupes de travail, nous les avons réunis, nous avons posé des questions sur leurs problématiques au quotidien, leurs compétences, leurs activités, etc.. pour revisiter ce que l’on avait écrit en 2008 afin de prospecter sur les métiers de demain.
Quelques remarques
Les métiers de la presse écrite s’inscrivent aujourd’hui dans une logique de croisement, avec la nécessité de s’ouvrir davantage aux autres métiers, on ne peut plus écrire son papier sans se préoccuper de son lectorat, de sa diffusion, de son financement, etc.. Il faudra collaborer avec les développeurs, avec la mise en scène : graphiste, développeurs, et les équipes dans la rédaction travailleront de plus en plus avec les gens en dehors des rédactions et de trouver des expertises à l’extérieur. En particulier sur l’image, la logique projet très forte, dans cette recomposition avec aussi des vraies logiques de spécialisation.
Dans les rédactions
Nous assistons aujourd’hui à une fusion de plus en plus forte dans les rédactions. Les statuts tendent à s’harmoniser, dans cette logique de fusion. Mais les évolutions sont différentes entre les formes de presse.
Exemple
A Ouest France les journalistes font des reportages avec des iPhone 4, mais ils le font pas dans la presse spécialisée. La recomposition se déroule dans une logique de ciblage plus pointue pour la presse spécialisée. Selon la forme de presse, les réponses sont vraiment différentes, en fonction aussi de la cible, du lectorat, de la ligne éditoriale ; il n’y a pas de règles, mais des expérimenations.
Les métiers techniques s’invitent à la rédaction
Beaucoup de métiers techniques étaient avant en bout de chaîne de l’information et remontent aujourd’hui dans la rédaction. Pourquoi ? Parce qu’il faut penser les formats en amont des contenus, surtout en presse en ligne, les techniciens travaillent dans les rédactions sur les formats. Du technicien développeurs, ou les data journalistes, ils vont de plus en plus collaborer avec le rédacteur pour valoriser l’information et sa mise en scène ( Ref : DataVeyes Caroline Goulard à Metz, ils montent un projet à l’Express par exemple, ils ont une bonne connaissance des données publiques).
Dommage
Les journalistes s’intéressent peu à ces sujets, et les écoles ne se penchent guère sur ces évolutions. Même les étudiants en presse écrite s’intéressent peu à ces évolutions. Est-ce parce qu’ils viennent majoritairement des sciences humaines ?
Journaliste et marketing : une question tabou
L’Observatoire de la Presse a créé dans sa cartographie le métier d’animateur de communauté. Pour les journalistes qui ont suivi une formation classique, « le métier noble » c’est celui de l’écriture, mais nous avons-nous créé le métier d’animateur de communauté qui se rapproche énormément du marketing pour la fidélisation de l’audience, pour attirer le lecteur ou l’auditeur.
A quoi ça sert ?
C’est un secteur très important, et il va éclairer sur les usages, avec des sociologues, donc on va avoir des personnes dédiées à cela. Ils vendent des contenus, leur travail vise à monétiser l’information en développant des partenariats intelligents, mais du coup, ils ont besoin de capter des données sur l’auditorat et là surprise, ces informations en presse sont quasiment inexistante ou elles sont conserver par les diffuseurs, les fournisseurs d’accès. Et elles sont extrêmement intéressantes pour développer des partenariats et pour toucher l’auditorat.
Il y a donc un vrai travail de collaboration à avoir pour favoriser la diffusion des contenus, beaucoup de journalistes refusent de faire du référencement, mais c’est quelque chose qui va être complètement intégrer.
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