Un journaliste peut-il piger à la suite d’un licenciement, s’il a signé un Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) ?
Situation
Un journaliste rémunéré à la pige signe un CSP Contrat de Sécurisation Professionnelle, (à lire sur le site de Pôle Emploi) à la suite d’un licenciement d’une entreprise de presse.
Il cherche un travail, mais en attendant de trouver un poste comme journaliste mensualisé, il se demande s’il peut travailler à la pige.
Réponse de Pôle Emploi
Lorsqu’un journaliste a été licencié économique et a adhéré au Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP), il bénéficie d’un accompagnement renforcé pendant 12 mois et selon son ancienneté dans l’entreprise, d’une allocation plus élevée que l’ARE (à lire sur le site de Pôle Emploi).
Cependant, les conditions de reprise de travail dans le cadre du CSP sont assez contraignantes :
« Art. 13. de la convention : Au cours de son contrat de sécurisation professionnelle, le bénéficiaire peut réaliser deux périodes d’activité professionnelle en entreprise, sous forme de contrat de travail à durée déterminée ou de contrat d’intérim d’une durée minimale d’un mois, et dont la durée totale ne peut excéder 3 mois« . (A lire sur le site de l’UNEDIC, Convention du 19 juillet 2011 relative au contrat de sécurisation professionnelle).
Cela signifie qu’en reprenant un emploi de moins de un mois, le journaliste sort définitivement du CSP.
Cette règle pose des problèmes sérieux et est contre-productive. Cela a été signalé à Pôle Emploi et selon nos sources, des modifications du texte sont en cours.
Il est donc impératif de bien se renseigner auprès de Pôle Emploi si une pige vous est proposée. Et demander s’il y a des évolutions à venir, du côté de Pôle Emploi sur cette question.