Un webdoc d’une journaliste de Lyon Piges

.« Une jeunesse bosnienne » est un projet documentaire multimédia : composé de photos, de vidéos et de prises de son, il est en ligne à l’adresse sur le site de Courrier International   ainsi que sur le site de la chaîne télé France 24 . Le webdocumentaire donne la parole aux jeunes nés en Bosnie-Herzégovine il y a vingt ans, au début de la guerre. Leurs mots, simples et sincères, guident le spectateur dans l’exploration interactive d’un pays méconnu.

En 2012, la Bosnie‐Herzégovine célèbre un double anniversaire : les vingt ans de l’indépendance du pays et le début de la guerre.
Avec pour contexte l’éventuelle adhésion des pays de l’ex‐Yougoslavie à l’Union Européenne, les jeunes interrogés s’expriment avec sincérité et posent, à l’image de toute une génération, des questions liées à l’identité européenne et bosnienne.
Tous âgés d’une vingtaine d’années, ils nous racontent leur histoire et leur quotidien. Dans les cafés où les jeunes passent des après midi à siroter des sodas, se dessine une certaine apathie, un fatalisme face à la situation du pays : corruption, manipulation des votes, discrimination à l’embauche…
La force du projet est de questionner des jeunes gens ordinaires sur des sujets sinon graves, importants. Ils sont nés pendant la guerre et doivent construire leur vie dans un pays en paix.

Le tournage a été réalisé au cours de deux voyages en Bosnie‐Herzégovine, au printemps 2011 et en avril 2012.
Les jeunes rencontrés à travers 6 villes (Banja Luka, Brcko, Tuzla, Sarajevo, Kuprès et Mostar) livrent leurs opinions sur leur quotidien et leur avenir : les études, la politique, l’économie, l’emploi, la religion, l’Europe ou encore le mariage.
En Bosnie‐Herzégovine, le taux de chômage atteint 47,3% chez les 15‐24 ans, soit le quatrième chiffre le plus élevé au monde.
Jeunesse délaissée, manquant d’ambitions dit‐on, elle sait aussi parfois surprendre. Dans le webdocumentaire, plusieurs personnages expriment leur optimisme, leur volonté de changer les choses et de faire connaître une autre facette de leur pays.

La navigation
Le webdocumentaire est développé en Flash avec le logiciel Klynt. Sur la page d’accueil, l’internaute a le choix entre huit séquences, dont la durée cumulée de visionnage est 26 minutes.
Les séquences sont composées de photos, de vidéos et de titres informatifs. Il n’y a pas de voix off et le spectateur est immergé dans un lieu grâce aux sons et aux vues d’ambiance. Les jeunes sont interviewés face caméra.
A l’intérieur de chaque séquence, des titres incitent le spectateur à cliquer pour déclencher une ou plusieurs interactivités. Des sous‐séquences apparaissent et interrompent la lecture du film.
Elles apportent un complément d’information sous la forme d’une carte, d’une définition, d’un diaporama, d’un article illustré, etc.

La charte graphique du webdocumentaire souligne le regard de la réalisatrice et rappelle les diverses influences du pays, slaves, occidentales et orientales.

Qui sommes-nous ?
Photographes et journalistes, nous sommes passionnés par notre métier et Une jeunesse bosnienne est notre premier webdocumentaire. Laura Tangre, la réalisatrice, a effectué deux tournages en Bosnie-Herzégovine et porte ce projet depuis un an et demi. Depuis fin 2011, elle travaille à son développement avec Claire Jeantet et Fabrice Catérini, co-auteurs du scénario interactif. Une traductrice, Aline Cateux, un graphiste multimédia, Jonathan Allirand, et un ingénieur du son, Nicolas Cadiou, font aussi partie de l’équipe. La société lyonnaise Inediz produit le projet.

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