Le statut d’indépendant

Travailler à la pige, c’est le plus souvent être salarié d’entreprises de presse et compléter son activité en hors presse : rédaction, conseil, formation, animation de conférence. Les premiers pas sont difficiles, nous devons produire une facture et nous n’en avons pas trop l’habitude. Le statut d’auto-entrepreneur est le statut le plus simple. Mais il ne permet pas d’imputer les frais des missions. Le statut de travailleur indépendant est un peu plus compliqué, mais plus adaptable à une activité exigeant des frais. Voici donc un petit mémo sur le foncgtionnement du statut de travailleur indépendant. ICI

Pigistes en France : les chiffres

Par région, la répartition des journalistes pigistes et staffés.

Par région, la répartition des journalistes pigistes et staffés.

La région Rhône-Alpes compte 198 journalistes pigistes pour 832 journalistes staffés, soit un ration d’un pigiste pour cinq staffés, 19,20% exactement. La palme revient à la région Ile-de-France : un journaliste sur quatre travaille à la pige ! (24,6%). La Bretagne, hors Ile-de-France, emporte la palme avec 225 pigistes. Puis l’Aquitaine 210 et Rhône-Alpes : 198. Ces chiffres sont publiés dans le numéro 38 du Journaliste et communiqué par CCIJP. La suite en data visualisation.. Lire la suite

La 1ère coopérative de journalistes pigistes

Tout le monde le dit, la presse change. Comme nous souhaitions percevoir les évolutions et les nouveaux modèles économiques, plutôt que d’attendre nous avons anticipé un peu. Une douzaine de journalistes de Lyon Piges et quelques autres journalistes et professionnels des médias ont créé cette coopérative d’intérêt collectif. Pour en savoir plus : rendez-vous jeudi 29 à l’Atelier des Médias (une autre initiative de 6 journalistes de Lyon Piges qui tourne du tonnerre).
Bruno C

2012-11 Dossier de Presse
EXTRAITS STATUTS

Download (PDF, 60KB)

Les journalistes pigistes, analyseurs privilégiés des mutations de la presse

Faïza Nait-Bouda soutient le 28 novembre prochain sa thèse sur « les enjeux d’une représentation des journalistes pigistes en précaires ». Depuis 30 ans, la presse passe d’un monde à un autre. Les acteurs se repositionnent. Parmi eux les pigistes, observateurs privilégiés de cette mutation, parce que précaires. La précarité affectée aux pigistes se met au service des stratégies d’adaptation. Un retournement du stigmate, conceptualisé dans les années 60 par le sociologue américain Erwing Goffman rattaché à l’école de Chicago.

Faïza était venu longuement nous rencontrer et interroger plusieurs journalistes de Lyon Piges. Elle fait entrer notre réseau dans la littérature universitaire. Elle soutiendra sa thèse à Grenoble devant  Bertrand Cabedoche (Directeur), Patrick-Yves Badillo (université de Genève), François Demers (université de Laval Québec), Dominique Marchetti (CNRS-EHESS) et Denis Ruellan (université Rennes 1).

Reconfiguration du champ journalistique et logiques sociales : Enjeux d’une représentation des journalistes pigistes en précaires

L’agenda du pigiste : Lyon, Rennes, Clermont

A LYON : Le groupe des Jeunes Journalistes de Lyon invite Sébastien Erome, photographe.
le 26 novembre  à 18h30 au Bondy Blog (métro Hôtel de Ville).

Sébastien Erome est un reporter-photographe : Libération, Le Monde 2, Courrier International, Télérama, New-York Times Magazine. En 2002, il photographie les tribunaux populaires du Rwanda et obtient le prix du Jeune reporter au Festival du scoop et du journalisme à Angers où il expose aussi un travail sur l’action de Handicap international en Afrique. Il partage son travail entre des sujets d’actualité et des travaux en profondeur sur des thèmes de société. etc…
Sa récente expo à Lyon :  »Light and Transient » Lire la suite

Notes de lecture : Les patrons de la presse nationale, tous mauvais

Dans son livre « Les patrons de la presse nationale », sous-titré « Tous mauvais », Jean Stern revient sur l’épisode « Edith Bouvier » début 2012. Cette journaliste pigiste était partie clandestinement en Syrie pour couvrir l’actualité. Le 22 février, elle est bloquée à Homs avec un autre journaliste. Jean Stern : « Le Figaro ne voulait pas envoyer de journaliste à Homs en Syrie, (…) parce que « l’assurance coûte trop cher » raconte un reporter du journal. Une pigiste est sur le terrain et envoie des papiers. Quand elle est blessée – aux côtés de deux confrères qui sont tués -, le Figaro organise le rapatriement (…) A sa descente de l’avion, à Villacoublay, Serge Dassault, propriétaire du Figaro, et Etienne Mougeotte, le directeur du journal, l’accueillent et lui promettent une embauche ferme : « Dès votre sortie de l’hôpital, on s’occupe de cela. » Et puis rien ne vient, On lui parle de restrictions budgétaires ». Un exemple « assez minable » commente l’auteur des économies aux rédactions à bout de souffle.

Les patrons de la presse nationale, tous mauvais, Jean Stern, « Les parons de la presse nationale, tous mauvais », La Fabrique éditions, Paris, 2012, p.108

Le 10 octobre dernier, il semble que le Figaro ait refait ses comptes. En fin d’interview sur France Inter, Edith Bouvier affirme que le Figaro l’a embauché.


Edith Bouvier, journaliste, auteur de chambre… par franceinter